La pollution des boîtes email

Fanny ARMAND
Fanny ARMAND
Le 22 janvier 2023

Adopter les bons gestes

Le but étant de prendre conscience que chacun peut agir à son niveau pour protéger notre environnement.

pollution email

Supprimer les emails inutiles et vider la corbeille

Faire des recherches sur Internet, stocker des données, envoyer ou conserver un email, sont autant de gestes anodins qui ont pourtant une facture écologique importante.
Cela représente 2% des émissions de CO2 dans le monde aujourd’hui. Dit comme cela, cela paraît raisonnable, mais ce chiffre est symbolique car la pollution numérique dépasse celle de l’ensemble du secteur aérien civil !

Pour faire simple, internet engendre plus d’émissions de carbone que l’ensemble des avions dans le monde…
Chacun d’entre nous est donc directement responsable d’une facture écologique « impayée » envers l’environnement.

Conserver un email ou une newsletter, cela pollue

Un simple email a par exemple des conséquences sur l’environnement et parfois pour rien. En effet, nous conservons tous des milliers d’emails sur nos boîtes de courriers électroniques, allant du courrier massif avec une photo amusante envoyé à ses collègues de travail, en passant par les newsletters des sites que l’on apprécie.
Tous ces emails doivent être stockés sur plusieurs serveurs quelque part dans le monde, parfois même pendant des années et très souvent pour rien, puisque nous ne les ouvrirons plus jamais.

Pour certains aspects de la pollution numérique, il est difficile d’agir car internet fait partie de notre vie.

  • Un email génère 20 gr de CO2
  • Chaque requête que vous effectuez sur internet correspond à 7 gr de CO2
  • Le stockage d’un courrier électronique génère 10 grammes de CO2 par an
  • 500 emails supprimés = 1 ARBRE SAUVÉ

Réduire la facture écologique

Réduire la facture écologique est un geste collectif, mais si vous ne le faites pas pour les autres, faites-le au moins pour vous, car de plus en plus souvent les messageries sont synchronisées avec les terminaux mobiles et les objets connectés.
Tous ces emails inutiles sont donc un pourcentage non négligeable de votre autonomie qui part en fumée, mais également une part de votre consommation de data.

Quelques chiffres pour comprendre le poids de la pollution numérique

Pour mieux comprendre cette pollution invisible et impalpable du fait de la dématérialisation d’un email ou d’une newsletter, prenons quelques chiffres.
En moyenne, Twitter envoie 191 mails par utilisateur et par an pour nous informer de tout et de rien, mais plus souvent de rien, ce qui génère 1.91 kg d’émissions de CO2 par an. LinkedIn génère en moyenne 1.54 kg d’émissions de CO2 par an et par utilisateur, Google 1.24 kg, Amazon 1.02 kg, etc.

L’addition monte donc très vite, d’autant que «90% de ces emails ne sont pas ouverts, c’est qu’il y a sans doute un problème».
En ne supprimant pas ce genre d’emails, chaque année c’est une pollution que l’on entretient passivement et qui fait grossir inutilement les émissions de CO2 dans l’atmosphère.
Il ne s’agit donc pas de faire des leçons de morale, mais d’attirer l’attention sur une pollution évitable très facilement, via un simple geste : vider une grosse partie de sa boîte email !